C'est en 1999 que l'idée d'une Convention européenne a émergé de l'esprit fécond de Jean-Luc Delpeuch, alors secrétaire général adjoint du comité interministériel pour les questions européennes (service du Premier ministre français). Expert pour ces matières et toujours à la recherche du sens qu'il nous faut donner à l'Europe de demain, Jean-Luc Delpeuch constate alors que « le moteur étatique de la fusée Europe est à bout de souffle ». En 2000, il devient directeur de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) à Cluny.
Avec Andreas Görgen, alors directeur adjoint du cabinet du ministre allemand de la culture, et quelques autres experts, il décide de mettre sur pied, l'année suivante, la première Convention européenne des jeunes citoyens. L'enjeu est, selon le tout nouveau directeur de l'ENSAM, de donner à ses élèves ingénieurs des éléments de culture européenne, tout en y associant d'autres jeunes citoyens, originaires de toute l'Europe (Union européenne et pays environnants).
L'université d'été de 2001, intitulée « Les langues, un nouveau souffle pour l'Europe », ne devait pas nécessairement donner lieu à une suite les étés suivants. Mais le succès remporté par le projet de Constitution des jeunes citoyens fut tel que la dynamique s'est poursuivie en 2002 avec la Convention sur « L'Europe désirable », en 2003 avec « L'Europe et la gouvernance mondiale », en 2004 sur la question de « L'Europe et frontières », et du 7 au 17 juillet 2005 sur le thème "Vivre ensemble en Europe : perceptions citoyennes".
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